Le stade Bollaert-Delelis

Avec une architecture particulière composée de quatre imposantes tribunes droites sans fermeture aux angles, le stade Bollaert-Delelis est avant tout connu pour son extraordinaire public, chaleureux et coloré qui donne à au RC Lens sa réputation de grand club du Football français...

Stade Bollaert-Delelis

Possédant aujourd'hui une capacité de 38 223 places, le Stade Bollaert-Delelis fut, durant de longues années, avec plus de 50 000 places, la plus grande enceinte sportive du pays. C'est durant cette période, à l'occasion du Lens-Marseille de février 1992, que fut inscrit l'actuel record d'affluence du stade avec 48 912 spectateurs payants.

Véritable cathédrale dédiée au culte sang et or, Bollaert-Delelis fait battre le cœur de toute une région !

Félix Bollaert

Félix Bollaert, né en 1855, était chargé de la direction du service commercial des Mines de Lens.
En 1922, il succéda à son père à la présidence du Conseil d'Administration des Mines de Lens et mourut en décembre 1936. La société des Mines de Lens donne son nom à la fosse 13 bis et au stade construit par cette société deux ans auparavant.

André Delelis

André Delelis, né le 23 mai 1924 à Cauchy-à-la-Tour était un homme politique français.

Maire de Lens de 1966 à 1998, il a également été député du Pas-de-Calais de 1967 à 1981 avant d'être ministre du Commerce et de l'Artisanat des deux premiers gouvernement Mauroy de 1981 à 1983 puis sénateur du Pas-de-Calais de 1983 à 1992.

 

Tony Marek

C’est un ancien joueur, né en 1914 en Autriche. Il arriva à Lens en 1933. Robuste défenseur latéral, il fit quelques infidélités au club en rejoignant Toulouse de 1940 à 1942. De retour dans le Nord, il devint capitaine-entraîneur de l’équipe jusqu’en 1947. Il fut à nouveau entraîneur du Racing entre 1953 et 1956. Suite à leur rénovation dans le cadre du Mondial 98, les deux niveaux de cette tribune latérale offrent aujourd’hui une capacité de 8 440 places assises. La tribune Marek possède en outre la particularité d’accueillir le fabuleux kop lensois.

Xerces Louis

Ce talentueux joueur d’origine Martiniquaise débarqua à Lens en 1949. Il porta les couleurs du club pendant neuf ans et fut sélectionné à douze reprises en équipe de France. Si ces tribunes furent baptisées, au début des années 90, des noms de Tony Marek (tribune basse) et Xercès Louis (tribune haute), bien des supporters persistent à les appeler par leur nom originel : respectivement « secondes » et « panoramiques ». A noter que le prénom de notre joueur était Xercès et son nom de famille, beaucoup moins connu…
Louis !

Max Lepagnot

Secrétaire du Racing de 1929 à 1935, il dut gérer le passage du club au professionnalisme. Membre du comité directeur jusqu’en 1947, il assuma ensuite pendant près de trente ans les fonctions de président du district Artois. La tribune Lepagnot fut totalement reconstruite pour le Mondial 98. Elle peut aujourd’hui recevoir 8 540 spectateurs, répartis sur trois niveaux. Les « Premières » occupent la partie basse, les « Présidentielles » et « Honneurs » la partie haute. Un niveau intermédiaire accueille les partenaires du club (espaces Privilèges et Prestige).

Elie Delacourt

Retraité de la SCNF, il contribua pleinement au renouveau du club après l’abandon du professionnalisme en exerçant avec dynamisme et enthousiasme son rôle de président d’une section de supporters dans le quartier de son débit de boissons, avenue Van Pelt.
Adoptant une architecture semblable à la Trannin – qui lui fait face – la tribune Delacourt, accueille depuis sa reconstruction en août 1996, 12 526 spectateurs en place assise, ce qui fait d’elle la plus grande tribune du stade.

Henri Trannin

Gardien de but, il fit ses premiers pas au Racing en 1937, à dix-huit ans. Après avoir choisi d’arrêter sa carrière à l’issue de la guerre, il fut employé aux Mines et entama une carrière de dirigeant. En 1952, il devint directeur sportif et secrétaire administratif à la demande du président de l’époque, Louis Brossard. Grâce à de multiples connaissances et amitiés dans le milieu, il permit au Racing de dénicher quelques perles rares comme les frères Lech, Wisniewski ou Faber. Ce fut la première grande tribune droite à être érigée à Bollaert, en lieu et place du virage « ouest ». Entièrement reconstruite à l’occasion de la Coupe du monde 98, elle passa, à cette occasion, de 12 000 places debout à 12 226 places assises, distribuées sur trois niveaux. La tribune à son nom fut inaugurée le 4 décembre 1976.